En France, chaque année, entre 10 et 20 % des étudiants inscrits en master abandonnent leur formation avant l’obtention du diplôme. Si l’on observe plus précisément les trajectoires universitaires, on constate même que près d’un quart des étudiants disparaît du parcours entre le M1 et le M2. Réorientation, échec, contraintes professionnelles ou personnelles : les situations sont diverses. Mais derrière ces chiffres se dessine une réalité rarement évoquée dans le débat public universitaire. Pour certains étudiants, l’entrée dans le travail de recherche et la rédaction du mémoire constituent un moment de rupture. Une véritable hécatombe silencieuse, qui interroge les conditions concrètes d’accompagnement des étudiants dans la construction de leur mémoire.
Lorsqu’on évoque les abandons en master, l’explication la plus souvent avancée est celle des difficultés financières. Et il est vrai que ce facteur joue un rôle réel. De nombreux étudiants doivent travailler parallèlement à leurs études pour financer leur logement, leurs déplacements ou leurs dépenses quotidiennes. Dans ces conditions, le temps disponible pour la recherche et la rédaction du mémoire se réduit considérablement. Pourtant, réduire l’abandon universitaire à la seule question financière serait une simplification excessive.
Les enquêtes menées sur les parcours étudiants montrent que d’autres facteurs interviennent fréquemment : l’isolement face au travail de recherche, le manque de repères méthodologiques, la difficulté à structurer un objet d’étude ou encore l’incertitude quant aux attentes académiques. Autrement dit, derrière une partie de ces abandons se cachent aussi des blocages intellectuels et méthodologiques qui, faute d’accompagnement suffisant, peuvent progressivement conduire certains étudiants à renoncer à leur projet de mémoire.
Ces situations ne sont pourtant pas une fatalité. Dans de nombreux cas, l’abandon ne résulte pas d’un manque de capacité intellectuelle, mais d’un moment de blocage dans la construction du travail de recherche : difficulté à définir un objet clair, à formuler une problématique, à organiser un corpus ou simplement à structurer l’écriture du mémoire. Lorsque ces obstacles apparaissent, un accompagnement méthodologique et scientifique peut parfois permettre de débloquer une situation qui semblait compromise.
Nous vous proposons aussi de lire à ce sujet : Comprendre les difficultés du mémoire de master : une étape normale du travail scientifique — Collège d’approfondissement doctoral
Il faut également rappeler une chose simple : demander de l’aide n’est en rien une honte. L’université repose souvent sur l’idée implicite que l’étudiant devrait pouvoir surmonter seul les difficultés rencontrées dans la construction de son mémoire ou de sa thèse.
Pourtant, dans d’autres domaines de la formation ou de la vie professionnelle, il est tout à fait courant de solliciter un accompagnement, un mentorat ou un regard extérieur. Dans de nombreux pays, notamment dans le monde anglo-saxon, des formes d’accompagnement comme le thesis coaching ou le master coaching se sont d’ailleurs largement développées au cours des dernières années.
C’est précisément dans cette perspective que le CADOC propose des échanges et des accompagnements destinés aux étudiants de master et de doctorat qui souhaitent clarifier leur projet de recherche et avancer dans la rédaction de leur travail. L’objectif n’est pas de se substituer à l’encadrement universitaire, mais d’offrir un espace complémentaire de réflexion et de structuration méthodologique.
Ces dispositifs visent précisément à aider les étudiants à structurer leur travail, à clarifier leur objet de recherche et à surmonter les blocages méthodologiques qui peuvent apparaître au cours de la rédaction. Ce type d’accompagnement tend aujourd’hui à se diffuser progressivement dans d’autres contextes universitaires, à mesure que l’on reconnaît que la réussite d’un mémoire ou d’une thèse ne dépend pas seulement des compétences intellectuelles, mais aussi des conditions d’encadrement et de structuration du travail de recherche.
Si vous préparez un mémoire de master, si vous envisagez de vous engager dans une thèse ou si vous êtes déjà doctorant et que vous souhaitez bénéficier d’un accompagnement ou d’une aide, n’hésitez pas à nous contacter.
Nous pouvons convenir d’un échange gratuit afin de voir si l’une de nos formules pourrait vous convenir.
https://cadoc.ch/nous-contacter leitung@cadoc.ch
Références statistiques du texte :
Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. 2023. L’état de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation en France. Paris : MESR.
MESR – SIES (Service de l’information statistique et des études). 2021. Parcours et réussite des étudiants en master à l’université. Paris : Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. 2022. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche. Paris : MESR.

